Patrimoine
L'église de Dommartin-lès-Toul
Comme il est précisé dans l'historique, Dommartin lès Toul à toujours été lié à la vie religieuse. L'église actuelle a été construite en 1841 en remplacement de celle consacrée vers 750 et devenue trop exiguë. L'ancienne église avait été conçue de style roman mais son état de délabrement à l'époque ne permettait pas de réfection utile.
La nouvelle église fut construite sur les plans de l'architecte ANTOINE dans le style des basiliques romaines. Elle fut le théâtre de divers travaux au cours du 20ème siècle avec l'installation d'une horloge en 1949, le remplacement des vitraux détruits par la 2ème guerre mondiale et, en fin, la réfection totale intérieure et extérieure en 1992 pour un peu plus d'un million de francs.
Sa façade rénovée reçoit une niche contenant une statue de Saint Martin tenant sa crosse. Son parvis est constitué d'un ensemble pavé ainsi que du monument aux morts des deux guerres mondiales. Au nord, sur la façade donnant sur le centre commercial, il existe une grotte à flanc de coteau abritant une statue de la vierge et une croix célébrant la libération de Dommartin lès Toul le 4 septembre 1944. 
Elle contient un tableau remarquable de Casimir Alexandre de Baltazar de Gachéo, artiste lorrain du 19ème siècle. Cette œuvre, dénommée "Charité de Saint Martin" représente Saint Martin, saint patron de la ville, à cheval offrant une partie de son manteau à un pauvre.
Elle fut commandée par la ville en 1864 et terminée en 1866. Elle a fait l'objet d'une restauration récemment. Ce fut l'occasion d'apprendre qu'il existe un autre tableau sur ce sujet peint en 1854 par le même artiste.
Le développement militaire de Dommartin lès Toul au 19ème siècle a permis l'installation des comtes de Fontenoy en 1832. Le premier comte résident décida d'habiter ce château dont la date de construction reste inconnue.
Il fut leur résidence jusqu'en 1905, date à laquelle il fut revendu à la brasserie de Charmes.
Entre temps, il avait subi un grave incendie en 1902 et le bâtiment principal ne fut reconstruit qu'en 1908 sur les plans de l'architecte I.R. LEVY de Toul. On retrouve dans la façade et la ferronnerie l'influence de l'Ecole de Nancy (1850-1920).
Cet édifice servit d'hôpital militaire pendant la guerre de 1914 - 1918, fut à nouveau brûlé et fut revendu en 1925 à Madame De Ram qui le reconstruisit tel qu'il est maintenant.
De 1925 à 1930 le château a servi d'école pour les jeunes américaines de la haute société venues se perfectionner dans la langue française et s'initier à notre culture.
Puis le château a été loué comme résidence d'officiers supérieurs de la garnison de Toul. 
La deuxième vie du château commence en 1937 avec son rachat par la mairie de Dommartin lès Toul pour 350 000 francs. Il est alors réaménagé pour installer l'hôtel de ville et deux classes primaires. Il garde toujours ce rôle aujourd'hui et a été entièrement restauré récemment pour lui redonner tout son éclat.
Réfection des escaliers, installation d'un menhir, transformation de l'entrée du château, des écuries en une classe et une salle multimédia.
A L'inauguration des travaux parmi les invités se trouvait Madame Girard née Mahuel descendante des comtes de FONTENOY.
Le château fait désormais partie intégrante du patrimoine du Village et sa fierté.
Le vesti ge le plus important de la présence militaire à Dommartin-lès-Toul est certainement la «redoute de Dommartin». Elle faisait partie du camp retranché de Toul suite à la guerre de 1870. Elle fut construite entre 1885 et 1890 dans le bois communal de Dommartin-lès-Toul pour empêcher les Allemands d'utiliser ce promontoire pour, tels les Prussiens en 1870, bombarder Toul. C'est un ouvrage plus ramassé qu'un fort et il sert avant tout à occuper le terrain. La redoute reste encore, de nos jours, impressionnante malgré l'envahissement par la végétation. Elle est encore en bon état et mériterait certainement d'être mise en valeur. En effet, elle jouxte aujourd'hui le réservoir d'alimentation en eau potable de la ville et son accès est interdit pour d'évidentes questions de sécurité.
Elle était reliée au reste du camp retranché par une voie type Decauville à écartement de 60 centimètres. Ce dernier réseau fut démantelé par les Allemands en 1943-1944 et il n'en reste plus de vestiges à Dommartin lès Toul.
En outre, il reste des vestiges d'une petite redoute sur la parcelle ZC 68 à proximité de l'hôpital. Elle est entièrement recouverte par la végétation mais elle constitue toujours une emprise militaire dénommée "dépôt intermédiaire du Charmois".
Les autres occupations militaires sont moins visibles et ont aujourd'hui disparu :
- la caserne du Luxembourg,
autrefois siège du bataillon de chasseurs à pied, fut revendue en 1971 à la mairie qui en a fait un lotissement dans les années 1990, rasant tous les anciens bâtiments, - la caserne Jeanne d'Arc, qui abrita notamment le 20ème Train ou le 126ème Train des équipages, elle fut convertie en 1954 en hôpital militaire américain avant de devenir aujourd'hui un hôpital civil dépendant de Nancy. Cet hôpital serait d'ailleurs aujourd'hui menacé de fermeture.
Enfin, les terrains proches de la Moselle sont toujours occupés par des anciens bâtiments militaires, désormais propriété de la commune. Un des bâtiments a été aménagé en salle des fêtes. L'autre est partiellement affecté au club de canoë-kayak de Toul.
Une partie de ces terrains, entre les pâquis communaux et le terrain de manœuvre, a servi pour l’envol des dirigeables stationnés dans des hangars situés sur «le ban de Toul». Plusieurs records du monde y furent battus au début de ce siècle par le «Clément-Bayard» tels que le record de durée en circuit fermé sans escale (35heures 19minutes) ou le record d’altitude (1800 mètres). Un de ces terrains servait à la formation des militaires du 15ème RGA et appartient désormais à la commune.

